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3 questions à... Ariane DAGUIN

Interview d'Ariane DAGUIN, PDG et fondatrice de D’Artagnan

Qu’est-ce qui vous a amené à vous implanter à l'étranger et à y créer votre entreprise ?

Je suis arrivée aux États-Unis en tant qu'étudiante et j'y ai trouvé une surconsommation de produits carnés issus de l’agriculture industrielle, sans goût et sans valeur nutritive. Il y avait clairement de la place et un énorme marché potentiel pour des viandes, des volailles et des gibiers goûteux, provenant d’animaux élevés artisanalement et sainement, dans le respect du vivant.

 

Pouvez-vous nous présenter votre activité professionnelle en quelques mots et ce que vous retirez de cette expérience d’entrepreneur français à l’étranger ?

Aujourd’hui, D’Artagnan représente 5 centres de distribution présents sur tout le territoire américain. C’est une flotte de 75 camions réfrigérés, offrant et livrant des produits frais carnés, charcuteries et champignons auprès de 3 chaînes de vente : la restauration (50%), la grande distribution (25%) et le E-commerce (25%).

En 2020, pour palier aux fermetures de la restauration, nous avons déployé de gros efforts de restructurations vers le E-Commerce et la grande distribution, nous avons ainsi pu maintenir notre chiffre d’affaires au niveau de 2019 (132 millions de dollars). Alors que les restaurants réouvrent progressivement, cette stratégie devrait nous permettre d'avoir une croissance accélérée dès 2022.

C'est difficile pour moi de comparer mon expérience aux US avec celle de la France étant donné que j’ai quitté la France à 18 ans, sans expérience professionnelle, hormis celle, très courte, que j'ai pu avoir dans l’hôtel-restaurant de ma famille. Ce que je peux vous dire c'est qu'aux États-Unis j'apprécie chaque jour la place qui est faite au marketing comme un soutien indéniable aux ventes et aussi la façon dont tout est fait pour faciliter les initiatives entrepreneuriales.
 

Quel est le lien de votre activité professionnelle avec la France et comment le voyez-vous évoluer dans les prochaines années ?

Nos importations de France sont en constante augmentation malgré une logistique qui devient de plus en plus coûteuse. Cette année, cela représente un montant total de 5 millions de dollars. Il s’agit en grande partie de viande de veau du Sud-Ouest mais aussi du jambon de Bayonne, de la caille, des champignons, de la truffe, des haricots de Tarbais, des cassoles en céramique, et de l’huile d’olive. Que de bons produits en somme, alors il n'y a pas de raison que ça change !

 

www.dartagnan.com